Pour une société et une économie faiblement carbonées

By: Rivonala Razafison on December 12th, 2008

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Madagascar asks industrialised countries meeting at a UN climate summit in Poland to commit more in the fight against climate change.

La nation malgache ne peut qu’unir sa voix à celle des autres pays en développement pour exiger des pays industrialisés des décisions salvatrices pour le monde entier.
“Nous faisons (…) appel aux pays industrialisés de respecter leurs engagements inscrits dans la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Kyoto”.

Ainsi s’est exprimé Madagascar, à travers le ministre de l’Environnement, des Forêts et du Tourisme, Edmond Harison Randriarimanana, à la réunion de haut niveau lors de la 14e Conférence des Parties à la CCNUCC du 01-12 décembre à Poznan Pologne.

“Nous vous demandons de tout mettre en œuvre, dans une approche de dialogue et de conciliation, dans le cadre d’une vision à la fois pour le climat et le développement, pour aboutir à un accord international dans un an, d’une part, et, de poursuivre les efforts permettant aux pays en développement d’améliorer leur capacité institutionnelle à s’adapter aux changements climatiques et à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre par le biais des actions liées à l’énergie et à la forêt, d’autre part”, a souligné le ministre.

Selon ses dires, Madagascar est pour une société et une économie faiblement carbonées. Le pays continuera d’explorer les possibilités offertes par la finance carbone et le mécanisme de développement propre.

L’émissaire du gouvernement malgache a aussi évoqué au passage l’engagement du pays dans le processus de réduction des émissions dues à la déforestation et de la dégradation des sols ou REDD. Celui-ci est en cours d’expérimentation sur le territoire national à travers quatre grands projets.

Cela concerne le niveau le plus bas jusqu’à la plus haute sphère du pouvoir politique, selon toujours le ministre. La Grande île se prépare déjà pour la période post 2012, c’est-à-dire l’après phase 1 du Protocole de Kyoto.

Quatrième plus grande île du monde avec ses 590 000 km2 de superficie, Madagascar est un des 17 pays à mégadiversité, et fait partie des hauts lieux mondiaux de la diversité biologique.

De part sa position géographique, l’île subit toutefois chaque année des passages ravageurs d’une dizaine de cyclones et de tempêtes tropicales, de plus en plus puissants.

De la même façon, les variabilités climatiques régionales rendent vulnérables les systèmes agraires. Les inondations et les vents violents détruisent les infrastructures agricoles.

Il y a alors de quoi réfléchir sur le fonds d’adaptation pour ce pays essentiellement à vocation agricole. Une étude sur la faisabilité de l’assurance climatique a été réalisée par la Banque mondiale en 2006.

Mais deux ans plus tard, on travaille toujours dur sur cette question car le coût de l’opération est très élevé, d’après Laura Tuck, directrice du Département de Développement durable pour l’Amérique latine et les Caraïbes, aux côtés de Kathy Sierra, vice présidente chargée du Développement durable au cours d’une rencontre avec la presse dans l’après-midi de mercredi 10 décembre.

Quoi qu’il en soit, le “Madagascar Action Plan*” contient les orientations du développement du pays. La biodiversité, l’environnement, les changements climatiques… ont aussi leur document dans ce document.

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